Poirier Williams Bio : poires mûres sur la branche

Poirier Williams Bio

FRU.0014.

Poirier Williams Bio (Pyrus communis) — la poire d'été parfumée par excellence, juteuse et musquée.

C'est la poire d'été la plus célèbre au monde, à la peau jaune doré et à la silhouette renflée si caractéristique. Née dans la seconde moitié du XVIIIe siècle en Angleterre, à Aldermaston, elle s'est diffusée grâce au pépiniériste Williams qui lui a laissé son nom — et porte aux États-Unis le nom de Bartlett. Sa chair blanche, fine, fondante et très juteuse exhale un parfum musqué intense et une saveur richement sucrée. Reine de la table en fin d'été, elle excelle aussi en tarte, au sirop, en jus, en confiture et en eau-de-vie.

Ses 3 atouts majeurs

  • Un parfum musqué incomparable — un arôme intense et une chair fondante qui en font la référence des poires d'été.
  • Une variété très productive — fertile et régulière, elle offre des récoltes généreuses dès les premières années.
  • Polyvalente en cuisine — délicieuse en table, elle excelle aussi en tarte, en conserve, en jus et en eau-de-vie.

Pourquoi le choisir chez Magellan

  • Un scion de 2 ans certifié bio (AB) — plus avancé qu'un plant d'un an, pour une mise à fruit plus rapide.
  • Greffé sur cognassier BA29 — vigueur moyenne à forte, mise à fruits rapide, parfaitement adapté au verger familial.
  • Livré en emballage renforcé — racines protégées pour une reprise optimale.

Bon à savoir : la Williams est partiellement autofertile — vous pouvez la planter seule, mais elle se montre nettement plus productive avec un pollinisateur compatible à proximité. Nous vous conseillons le poirier Beurré Hardy (Conférence ou Doyenné du Comice conviennent également). Retrouvez-les parmi nos poiriers bio à racines nues.

Carte d'identité — Poirier Williams Bio

Nom botanique Pyrus communis 'Williams' (syn. Bartlett)
Type de plant Scion de 2 ans à racines nues, certifié AB
Porte-greffe Cognassier BA29 (vigueur moyenne à forte, mise à fruits rapide)
Fruit Poire jaune doré renflée, chair blanche fine, fondante, juteuse, au parfum musqué intense
Pollinisation Partiellement autofertile · nettement plus productive avec un pollinisateur : Beurré Hardy (à défaut Conférence ou Doyenné du Comice)
Floraison Avril (fleurs blanc rosé)
Récolte Août à septembre
Entrée en production 3 à 5 ans après plantation
Hauteur · envergure adultes 4 à 5 m · 3 à 4 m
Distance de plantation 4 à 5 m
Exposition · sol Plein soleil · sol profond, frais et bien drainé, sans calcaire actif excessif
Rusticité Très rustique (-20 °C)
Période de plantation Novembre à mars (hors gel)

Une livraison pensée pour vos racines nues : vos scions voyagent dans un colis à part, dans un emballage spécialement conçu pour garder leurs racines au frais et bien protégées pendant le transport. Vous choisissez votre semaine de réception au moment de finaliser votre commande : semaine du 9 novembre ou semaine du 16 novembre.

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Description & Caractéristiques

Une livraison pensée pour vos racines nues : vos scions voyagent dans un colis à part, dans un emballage spécialement conçu pour garder leurs racines au frais et bien protégées pendant le transport. Vous choisissez votre semaine de réception au moment de finaliser votre commande : semaine du 9 novembre ou semaine du 16 novembre.

Label
Agriculture Biologique
Couleur
Jaune / or
Calibre
moyen
Usage
Cuisson
Table
Semis
Décembre
Février
Janvier
Mars
Novembre
Récolte
Août
Septembre
Hauteur
4 m et plus
Envergure
3,5 à 4,5 m
Floraison
Printemps
Conservation
3 à 5 mois
Scion
2 ans
Pollinisateur
Beurré Hardy, Conférence, Doyenné du Comice
Porte-Greffe
Cognassier
Espèce
Poirier
Autofertile
Non

Semis/Plantation

J F M A M J J A S O N D

Récolte/Floraison

J F M A M J J A S O N D

Conseils de culture

Conseils de culture du poirier à racines nues

Le poirier (Pyrus communis) demande un peu plus de soleil et d'abri que le pommier, mais il le rend en finesse : aucune pomme n'égale une Doyenné du Comice cueillie à point. Nos sept variétés couvrent la saison de juillet à l'hiver. Planté en scion à racines nues de novembre à mars, il donne en 3 à 6 ans selon la variété.


Choisir la forme de votre poirier


C'est tout l'intérêt du scion : il n'est pas encore formé, c'est vous qui décidez. Le choix se fait avant la plantation, car il commande l'espacement.



  • Le gobelet — un tronc court (60 à 80 cm) puis 3 à 5 branches ouvertes en coupe. C'est la forme la plus simple, la plus solide et la plus facile à récolter. À choisir si vous hésitez.

  • Le plein vent — un tronc de 1,80 m et une couronne libre. Bel arbre, longue vie, mais récolte à l'échelle et taille difficile. Réservez-le aux grands terrains.

  • La palmette — l'arbre est aplati contre un mur ou un treillage, sur des branches horizontales. Gain de place considérable, maturité avancée grâce à la chaleur du mur, et récolte à hauteur d'homme. Demande un palissage de fils tendus et une taille d'été en plus de celle d'hiver.

  • Le cordon — une seule branche horizontale le long d'un fil, à 50 cm du sol. Idéal pour border une allée ou un potager. Production limitée mais très précoce.


Pour le palissage, voyez nos tuteurs, liens et rames. Si la place manque vraiment, nos fruitiers colonnaires produisent sur un mètre d'emprise, y compris en bac.


Où et quand planter votre poirier ?



  • Exposition et sol : Plein soleil et sol profond, frais, sans excès de calcaire — un sol trop calcaire provoque une chlorose (feuilles jaunes à nervures vertes). Le poirier craint surtout le gel de printemps : sa floraison est précoce, évitez les fonds de vallée et préférez un emplacement abrité, idéalement contre un mur exposé au sud ou à l'ouest.

  • Distance de plantation : Comptez 4 à 5 m entre deux arbres en plein vent. En palmette contre un mur, 3 m suffisent. Le poirier supporte très bien les formes palissées, ce qui en fait un bon candidat pour les petits jardins.

  • Période : de novembre à mars, hors gel, pendant le repos végétatif. Novembre et décembre restent les meilleurs mois : la terre est encore tiède, les racines s'installent avant l'hiver et l'arbre démarre plus vite au printemps.

  • À la réception : nos racines nues voyagent dans un colis à part, à la semaine que vous choisissez en finalisant votre commande. Si vous ne pouvez pas planter tout de suite, mettez-les en jauge — un trou, les racines couvertes de terre fine ou de sable humide, à l'abri du vent. Elles attendent ainsi plusieurs semaines. Ne laissez jamais les racines à l'air libre : elles se dessèchent en quelques heures.


Le matériel à préparer avant de commencer


Rien de compliqué, mais tout doit être là avant de sortir l'arbre de son emballage : une racine qui attend au soleil, c'est une reprise compromise.



L'ensemble se trouve dans notre rayon matériels et accessoires pour arbres fruitiers.


La plantation, pas à pas



  1. Réhydrater. Trempez les racines dans un seau d'eau pendant 2 à 4 heures. C'est le geste que l'on oublie le plus souvent, et l'un des plus utiles.

  2. Rafraîchir. Recoupez proprement les extrémités abîmées ou cassées, sans raccourcir l'ensemble : une coupe nette cicatrise, une racine déchirée pourrit.

  3. Praliner. Enrobez les racines d'une boue épaisse : elle assure le contact terre-racine et supprime les poches d'air. Notre pralin en seau de 750 g se dilue en deux minutes.

  4. Creuser large, pas profond. Un trou de 50 à 60 cm de côté, le fond décompacté à la fourche-bêche sans retourner les couches. Mélangez la terre extraite à du compost ou à un engrais organique ; jamais de fumier frais au contact des racines.

  5. Nourrir le fond. Une poignée de paillettes de corne libère l'azote lentement sur toute la première saison.

  6. Positionner le point de greffe. C'est le point critique : le renflement à la base du tronc doit rester à 5 à 10 cm au-dessus du sol. Enterré, il pourrit ou s'affranchit, et l'arbre perd les qualités de sa variété. Posez un manche de bêche en travers du trou pour vérifier le niveau.

  7. Tuteurer avant de reboucher. Plantez le tuteur du côté des vents dominants, à 10 cm du tronc, avant de remettre la terre — sinon vous transpercez les racines. Attachez en huit, sans serrer.

  8. Reboucher, tasser, arroser. Remettez la terre par couches, tassez au pied, formez une cuvette et arrosez copieusement — 10 à 15 litres — même s'il pleut : c'est l'eau qui chasse les dernières poches d'air.

  9. Pailler. 10 cm de paillage du sol sur un cercle de 80 cm, en dégageant le pied du tronc sur 5 cm pour éviter la pourriture du collet.


Nos 7 variétés et leur pollinisation









































VariétéRécoltePollinisation
Beurré Hardy Septembre Pollinisateur nécessaire
Louise Bonne d'Avranches Fin septembre à début octobre Pollinisateur nécessaire (Conférence ou Beurré Hardy, pas la Williams)
Williams Août à septembre Partiellement autofertile
Conférence Fin septembre-octobre Autofertile
André Desportes Fin juillet à août (précoce) Partiellement autofertile
Doyenné du Comice Octobre à novembre Pollinisateur nécessaire
Comtesse de Paris Octobre, se savoure jusqu'en hiver Pollinisateur nécessaire

Toutes nos variétés sont dans le rayon poirier à racines nues. Conférence est autofertile. Pour les autres, prévoyez un second poirier à floraison simultanée, à moins de 50 mètres. Une seule paire ne fonctionne pas : la Louise Bonne d'Avranches et la Williams ne se pollinisent pas entre elles.


Favoriser la pollinisation


Une fleur non visitée ne donne pas de fruit. Sur un jeune verger, c'est souvent ce qui manque avant l'engrais ou l'eau.



  • Semez des fleurs mellifères au pied ou en bordure : nos jachères fleuries attirent abeilles, syrphes et bourdons pendant toute la floraison.

  • Ne traitez jamais pendant la floraison, même en bio, même le soir. C'est la règle numéro un.

  • Installez des abris : nos insectes auxiliaires et nos oiseaux auxiliaires logent les pollinisateurs et les prédateurs des ravageurs.

  • Laissez une zone non tondue à proximité. Une bande d'herbe haute vaut mieux qu'un gazon parfait.


La taille


Comme le pommier, le poirier se taille en hiver, hors gel, de décembre à février.



  1. Année 1. Rabattez le scion à 80 cm ou 1 m selon la forme voulue. Le poirier a une tendance naturelle à monter droit : cette taille est encore plus décisive que chez le pommier.

  2. Années 2 et 3. Sélectionnez 3 à 5 charpentières bien ouvertes. Arquez les branches trop verticales en les attachant avec des liens souples : une branche horizontale fructifie, une branche verticale pousse.

  3. Ensuite. Taille légère annuelle. Le poirier fructifie sur des lambourdes et des dards qui vivent plusieurs années : ne rabattez pas systématiquement les rameaux courts.


Les outils : Un sécateur propre et une scie arboricole. Désinfectez la lame entre deux arbres, surtout si vous avez repéré du feu bactérien dans la région.


Trois règles qui valent pour toutes les coupes : travaillez par temps sec, jamais sur un bois gelé ; désinfectez la lame en passant d'un arbre à l'autre ; et coupez juste au-dessus d'un bourgeon tourné vers l'extérieur, en biais, sans laisser de chicot.


L'éclaircissage des fruits, en juin


C'est le geste que presque personne ne fait, et celui qui change le plus le résultat. En juin, après la chute naturelle des jeunes fruits, supprimez un fruit sur deux sur les rameaux les plus chargés, en gardant le plus beau de chaque bouquet.



  • Des fruits plus gros et plus sucrés : l'arbre concentre ses réserves sur ce qui reste.

  • Moins de branches cassées : un rameau surchargé se fend, et la plaie ne cicatrise jamais bien.

  • Pas d'alternance : un arbre épuisé par une surcharge fait l'impasse l'année suivante. L'éclaircissage régularise les récoltes d'une année sur l'autre.


Les soins de la première année



  • Supprimer les fleurs de la première année. Si l'arbre fleurit dès le premier printemps, ôtez les fleurs : il concentrera tout sur ses racines. Un an de perdu en apparence, deux ans de gagnés ensuite.

  • Garder le pied propre. L'herbe au pied d'un jeune arbre lui prend l'eau et l'azote. Maintenez un cercle nu ou paillé de 80 cm pendant trois ans : c'est ce qui fait le plus de différence sur la vitesse de départ.

  • Surveiller le lien du tuteur. Il ne doit jamais entrer dans l'écorce. Vérifiez-le deux fois par an et desserrez au besoin. Retirez le tuteur au bout de 2 à 3 ans : un arbre qui bouge un peu fait du bois plus solide.


Arroser juste


La première année est la seule où l'arrosage est vraiment décisif. Ensuite, un arbre à racines nues bien planté se débrouille presque seul — c'est tout son avantage sur un sujet élevé en pot.



  • Année 1 : 10 à 15 litres tous les 10 à 15 jours d'avril à septembre. Copieux et espacé, jamais un petit peu tous les jours : des arrosages superficiels font remonter les racines en surface, où elles souffrent au premier coup de chaud.

  • Années 2 et 3 : uniquement en cas de sécheresse marquée, à la même dose.

  • Ensuite : plus rien, sauf canicule prolongée sur sol très drainant.

  • Le bon réflexe : arrosez dans la cuvette formée à la plantation, tôt le matin ou le soir. Un matériel d'arrosage ou un goutte-à-goutte évite le gaspillage — voyez le rayon irrigation, arrosage et pulvérisation.


Fertiliser au fil des ans



  • À la plantation : compost bien décomposé mélangé à la terre, et une poignée de paillettes de corne au fond. Jamais de fumier frais au contact des racines : il les brûle.

  • Chaque fin d'hiver, à partir de la 2e année : griffez superficiellement un engrais organique au pied, sur la zone du paillage, puis remettez le paillage par-dessus.

  • Notre engrais spécial arbres fruitiers est formulé pour cet apport annuel.

  • Au printemps, en cas de démarrage poussif : un purin d'ortie dilué en arrosage relance la végétation sans excès.

  • Le piège à éviter : trop d'azote fait de la feuille et du bois, pas des fruits — et rend l'arbre plus sensible aux pucerons et aux maladies. En verger, moins vaut mieux que trop.


Le pied de l'arbre : paillage et couvre-sol


Ce qui pousse au pied de l'arbre décide de sa vigueur les trois premières années.



  • Le paillage d'abord. 10 cm de matière organique sur 80 cm de diamètre : il garde l'humidité, nourrit le sol en se décomposant, et supprime la concurrence de l'herbe. Notre rayon paillage du sol propose plusieurs matières.

  • Un engrais vert entre les rangs. Semé à l'automne, il structure le sol, capte l'azote et évite le tassement. Voyez nos graines d'engrais verts — la phacélie et le trèfle sont les plus indiqués en verger.

  • Une bande fleurie en bordure. Nos jachères fleuries attirent les pollinisateurs au printemps et les auxiliaires tout l'été.

  • Le bon réflexe : garder le pied du tronc dégagé du gazon et ne travailler le sol qu'en surface — les racines nourricières sont dans les 30 premiers centimètres.


Protéger votre poirier en hiver



  • Le gibier. Chevreuils et lapins aiment grignoter l'écorce des jeunes troncs de novembre à mars : un grillage de protection ou une protection de tronc les garde intacts pour quelques euros.

  • Le froid sur les racines. Un paillage épais suffit les deux premières années. Le voile de forçage est réservé aux sujets les plus fragiles.

  • Le gel de floraison. C'est le vrai risque pour cette espèce, dont les fleurs sortent tôt. Un voile jeté sur l'arbre les nuits critiques peut sauver une récolte — praticable sur un sujet jeune ou palissé, pas sur un plein vent.

  • Le traitement d'automne. Une application de bouillie bordelaise à la chute des feuilles assainit l'arbre pour l'année suivante. C'est le rendez-vous le plus rentable de l'année, et il ne prend que dix minutes.

  • Le ramassage. Feuilles mortes et fruits momifiés portent les champignons jusqu'au printemps. Les ramasser en novembre est le geste préventif le plus efficace du verger, et il est gratuit.


Maladies et ravageurs : que faire en bio



  • La tavelure du poirier. Mêmes symptômes que sur pommier, mêmes remèdes : bouillie bordelaise à la chute des feuilles et ramassage des feuilles mortes.

  • Le tigre du poirier. De minuscules punaises sous les feuilles, qui les décolorent et les font grisailler en été. Un jet d'eau puissant sous le feuillage en limite fortement les populations. La prêle séchée en décoction renforce l'épiderme des feuilles.

  • La rouille grillagée. Taches orange vif sur les feuilles, qui viennent d'un genévrier voisin — le champignon fait la navette entre les deux. Si vous avez un genévrier à moins de 200 m, c'est la cause. Ramassez les feuilles atteintes, l'arbre n'en meurt pas.


Le principe général : on prévient plus qu'on ne soigne. Un arbre bien planté, bien nourri et bien aéré tombe rarement malade. En renfort, la prêle séchée en décoction renforce l'épiderme des feuilles et le purin d'ortie stimule la végétation.


Que faire si… — le diagnostic express



  • L'arbre ne démarre pas au printemps. Grattez l'écorce avec l'ongle : vert dessous, il est vivant et prend son temps — certains scions débourrent en mai. Brun et sec, la reprise ne s'est pas faite : le plus souvent des racines desséchées avant plantation, une poche d'air, ou un sol gorgé d'eau.

  • Les feuilles jaunissent avec des nervures vertes. C'est une chlorose, presque toujours liée à un sol trop calcaire qui bloque le fer. Paillez, apportez du compost, et évitez d'arroser à l'eau calcaire.

  • L'arbre pousse mais ne fait pas de fruits. Trois causes, dans cet ordre : il est encore trop jeune ; il manque un pollinisateur ; ou il reçoit trop d'azote et fait du bois. La quatrième, moins fréquente : la floraison a gelé.

  • Les jeunes fruits tombent en juin. C'est la chute physiologique, normale : l'arbre régule sa charge. Elle ne doit pas inquiéter — c'est même le moment d'éclaircir ce qui reste.

  • Des rejets sortent au pied. Ce sont des drageons du porte-greffe : ils ne donneront jamais la même variété et épuisent l'arbre. Coupez-les à ras, au point d'attache, en dégageant un peu la terre.

  • L'écorce est fendue au bas du tronc. Souvent un coup de tondeuse ou de débroussailleuse. Nettoyez la plaie et appliquez du mastic de cicatrisation. Le paillage évite d'avoir à passer la machine au ras du tronc.


Récolte et conservation


Contrairement à la pomme, la poire se cueille avant sa pleine maturité : quand le pédoncule se détache en soulevant le fruit à l'horizontale. Elle finit de mûrir à la cave ou dans un compotier. Cueillie trop tard, elle blettit par le cœur sans jamais devenir bonne. Les poires d'hiver — Comtesse de Paris, Doyenné du Comice — se conservent plusieurs semaines au frais et se sortent quelques jours avant dégustation.


Transformer la récolte


Un fruitier adulte produit toujours plus que ce qu'on peut manger frais. Quelques pistes pour ne rien perdre :



  • La congélation — la plus simple. Étalez les fruits à plat sur un plateau avant de les mettre en sac : ils restent séparés et se prélèvent à la poignée.

  • Confitures et gelées — le classique, et le meilleur usage des fruits légèrement abîmés.

  • Le séchage — au déshydrateur ou au four à basse température. Peu connu et pourtant excellent sur la plupart des fruits.

  • Jus et sirops — pour les grosses récoltes.

  • Nos rayons librairie cuisine et librairie jardinage regorgent d'ouvrages sur la conservation et la transformation des fruits.


Le calendrier de votre poirier, mois par mois










































PériodeCe qu'il y a à faire
Novembre – mars Planter, hors gel. C'est la seule fenêtre pour les racines nues.
Novembre Ramasser feuilles mortes et fruits momifiés. Traiter à la bouillie bordelaise à la chute des feuilles. Poser la protection contre le gibier.
Décembre à février Tailler. Formation les trois premières années, puis entretien.
Fin d'hiver Griffer un engrais organique au pied, puis remettre le paillage.
Mars – avril Floraison : on laisse faire les abeilles, sans aucun traitement. Surveiller les gelées et voiler si besoin.
Avril – septembre Arroser 10 à 15 litres tous les 10 à 15 jours la première année. Garder le pied propre.
Juin Chute naturelle des jeunes fruits. Éclaircir : un fruit sur deux sur les rameaux chargés.
Juillet à novembre selon la variété Récolter. Voir la section récolte pour le bon stade.
Automne Semer un engrais vert entre les rangs, renouveler le paillage, ramasser sous l'arbre.

Les cinq erreurs à éviter



  1. Enterrer le point de greffe. C'est le point le plus important : au-dessus du sol, il garde à l'arbre toutes les qualités de son porte-greffe. Le renflement reste à 5-10 cm au-dessus du sol, toujours.

  2. Laisser les racines à l'air. Une demi-heure au vent ou au soleil suffit à compromettre la reprise. Elles restent emballées ou en jauge jusqu'à la seconde où on les met en terre.

  3. Tailler à la mauvaise saison. Pour cette espèce : décembre à février.

  4. Laisser l'herbe au pied. Un gazon jusqu'au tronc, c'est un arbre qui perd deux ans de croissance. Paillez sur 80 cm.

  5. Trop nourrir. Du fumier frais, ou un excès d'azote, donnent de belles feuilles, aucun fruit et des pucerons. Le compost et la corne suffisent largement.


Questions fréquentes


Quel poirier choisir si je n'ai la place que pour un arbre ?


Le Conférence : c'est le seul poirier autofertile de notre gamme, il produit donc seul. C'est aussi le plus régulier et le plus tolérant. Tous les autres réclament un partenaire à floraison simultanée à proximité.


Pourquoi mes poires restent-elles dures et granuleuses ?


Deux causes possibles : une cueillette trop tardive, ou un sol trop calcaire qui bloque l'assimilation du fer. Dans le second cas, un apport annuel de compost et d'engrais organique et un paillage épais améliorent nettement les choses.


Un poirier peut-il polliniser un pommier ?


Non. La pollinisation croisée ne fonctionne qu'entre variétés de la même espèce. Un poirier a besoin d'un autre poirier, un pommier d'un autre pommier. En revanche, un nashi et un poirier européen peuvent se polliniser mutuellement.


Pour aller plus loin


Le guide complet de la plantation à racines nues, toutes espèces confondues, se trouve dans notre article Cultiver les arbres fruitiers à racines nues. L'ensemble de la gamme est dans le rayon arbres et arbustes fruitiers à racines nues, et le matériel dans matériels et accessoires pour arbres fruitiers.


À planter en même temps, dans le même colis : pommiers, cerisiers, pruniers, abricotiers. Pas de place pour un verger ? Nos fruitiers colonnaires produisent sur un mètre d'emprise. Pour planter hors saison des racines nues, nos arbustes fruitiers en pot prennent le relais. Et pour compléter la haie gourmande, nos plants de fraisiers et nos rosiers à racines nues se plantent exactement à la même période.

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Les questions de nos clients sur ce produit


odile le 14/11/2022
Question :

Je voudrais savoir la hauteur le l'arbre scion poirier williams de 2 ans livré? Merci

Réponse :

Bonjour, les scions de poirier Williams mesurent environ 120 à 130cm. Très cordialement, l'Equipe Magellan


Question sur le produit

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