Pommier Melrose Bio : pommes mûres sur la branche

Pommier Melrose Bio

FRU.0010.

Pommier Melrose Bio (Malus domestica) — la pomme de garde croquante au bel équilibre sucre-acidité.

Obtenu dans l'Ohio (États-Unis) dans les années 1930 par croisement entre Jonathan et Red Delicious, le Melrose est devenu un classique apprécié des vergers européens. Ses belles pommes rouge foncé sur fond jaune renferment une chair fine, croquante et juteuse, à la saveur sucrée-acidulée parfaitement équilibrée, relevée de subtiles notes de banane. Excellente pomme à croquer qui tient remarquablement à la cuisson, elle se prête aussi à la tarte, à la compote et au jus, sur un arbre productif et régulier.

Ses 3 atouts majeurs

  • Saveur équilibrée et croquante — chair fine qui marie le sucre et l'acidité avec des notes subtiles de banane.
  • Excellente conservation — les pommes se gardent 5 à 6 mois en cave en conservant leur croquant et leur parfum jusqu'au cœur de l'hiver.
  • Productive et régulière — variété fiable, aux récoltes généreuses et constantes d'année en année.

Pourquoi le choisir chez Magellan

  • Un scion de 2 ans certifié bio (AB) — plus avancé qu'un plant d'un an, pour une mise à fruit plus rapide.
  • Porte-greffe M106 — vigueur moyenne à forte et bon ancrage, adapté au verger familial.
  • Livré en emballage renforcé — racines protégées pour une reprise optimale.

Bon à savoir : le Melrose n'est pas autofertile — un pollinisateur compatible à proximité assure la récolte. Nous vous conseillons la Reine des Reinettes, excellente pollinisatrice dont la floraison de mi-saison concorde parfaitement avec celle du Melrose (proche de la Golden). Retrouvez toutes nos variétés parmi nos pommiers bio à racines nues.

Carte d'identité — Pommier Melrose Bio

Nom botanique Malus domestica 'Melrose'
Type de plant Scion de 2 ans à racines nues, certifié AB
Porte-greffe M106 (vigueur moyenne à forte)
Fruit Grosse pomme rouge foncé sur fond jaune, chair fine, croquante et juteuse, sucrée-acidulée aux notes de banane
Pollinisation Non autofertile · pollinisateur recommandé : Reine des Reinettes
Floraison Avril (mi-saison, proche de la Golden)
Récolte Octobre-novembre (à pleine maturité)
Hauteur · envergure adultes 4 à 5 m · 3,5 à 4 m
Distance de plantation 4 à 5 m
Exposition · sol Plein soleil · sol profond, frais et bien drainé
Rusticité Très rustique (-20 °C)
Période de plantation Novembre à mars (hors gel)

Une livraison pensée pour vos racines nues : vos scions voyagent dans un colis à part, dans un emballage spécialement conçu pour garder leurs racines au frais et bien protégées pendant le transport. Vous choisissez votre semaine de réception au moment de finaliser votre commande : semaine du 9 novembre ou semaine du 16 novembre.

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Description & Caractéristiques

Une livraison pensée pour vos racines nues : vos scions voyagent dans un colis à part, dans un emballage spécialement conçu pour garder leurs racines au frais et bien protégées pendant le transport. Vous choisissez votre semaine de réception au moment de finaliser votre commande : semaine du 9 novembre ou semaine du 16 novembre.

Label
Agriculture Biologique
Couleur
Rouge vif sur jaune
Calibre
gros
Usage
Table
Semis
Décembre
Février
Janvier
Mars
Novembre
Récolte
Novembre
Octobre
Hauteur
4 m et plus
Envergure
3 à 4 m
Floraison
Printemps
Conservation
6 mois et plus
Scion
2 ans
Pollinisateur
Reine des Reinettes
Porte-Greffe
M106
Espèce
Pommier
Autofertile
Non

Semis/Plantation

J F M A M J J A S O N D

Récolte/Floraison

J F M A M J J A S O N D

Conseils de culture

Conseils de culture du pommier à racines nues

Le pommier (Malus domestica) est l'arbre du verger français par excellence : il vit cinquante ans et plus, s'accommode de nos hivers sans broncher, et produit sans exiger grand-chose. Planté en scion à racines nues entre novembre et mars, il vous laisse choisir sa forme et vous donne ses premières pommes en trois à cinq ans. Voici la marche à suivre, pas à pas.


Choisir la forme de votre pommier


C'est tout l'intérêt du scion : il n'est pas encore formé, c'est vous qui décidez. Le choix se fait avant la plantation, car il commande l'espacement.



  • Le gobelet — un tronc court (60 à 80 cm) puis 3 à 5 branches ouvertes en coupe. C'est la forme la plus simple, la plus solide et la plus facile à récolter. À choisir si vous hésitez.

  • Le plein vent — un tronc de 1,80 m et une couronne libre. Bel arbre, longue vie, mais récolte à l'échelle et taille difficile. Réservez-le aux grands terrains.

  • La palmette — l'arbre est aplati contre un mur ou un treillage, sur des branches horizontales. Gain de place considérable, maturité avancée grâce à la chaleur du mur, et récolte à hauteur d'homme. Demande un palissage de fils tendus et une taille d'été en plus de celle d'hiver.

  • Le cordon — une seule branche horizontale le long d'un fil, à 50 cm du sol. Idéal pour border une allée ou un potager. Production limitée mais très précoce.


Pour le palissage, voyez nos tuteurs, liens et rames. Si la place manque vraiment, nos fruitiers colonnaires produisent sur un mètre d'emprise, y compris en bac.


Où et quand planter votre pommier ?



  • Exposition et sol : Plein soleil, dans un sol profond, frais et bien drainé. Le pommier tolère l'argile et se plaît dans un sol qui s'égoutte bien en hiver : sur terrain lourd, plantez sur une légère butte de 15 à 20 cm. Évitez les fonds de vallée où l'air froid s'accumule au moment de la floraison d'avril.

  • Distance de plantation : Nos variétés sont greffées sur M106, un porte-greffe de vigueur moyenne à forte qui donne un arbre de 4 à 5 m de haut pour 3,5 à 4 m d'envergure. Comptez 4 à 5 m entre deux arbres, et autant d'un mur ou d'une limite de propriété.

  • Période : de novembre à mars, hors gel, pendant le repos végétatif. Novembre et décembre restent les meilleurs mois : la terre est encore tiède, les racines s'installent avant l'hiver et l'arbre démarre plus vite au printemps.

  • À la réception : nos racines nues voyagent dans un colis à part, à la semaine que vous choisissez en finalisant votre commande. Si vous ne pouvez pas planter tout de suite, mettez-les en jauge — un trou, les racines couvertes de terre fine ou de sable humide, à l'abri du vent. Elles attendent ainsi plusieurs semaines. Ne laissez jamais les racines à l'air libre : elles se dessèchent en quelques heures.


Le matériel à préparer avant de commencer


Rien de compliqué, mais tout doit être là avant de sortir l'arbre de son emballage : une racine qui attend au soleil, c'est une reprise compromise.



L'ensemble se trouve dans notre rayon matériels et accessoires pour arbres fruitiers.


La plantation, pas à pas



  1. Réhydrater. Trempez les racines dans un seau d'eau pendant 2 à 4 heures. C'est le geste que l'on oublie le plus souvent, et l'un des plus utiles.

  2. Rafraîchir. Recoupez proprement les extrémités abîmées ou cassées, sans raccourcir l'ensemble : une coupe nette cicatrise, une racine déchirée pourrit.

  3. Praliner. Enrobez les racines d'une boue épaisse : elle assure le contact terre-racine et supprime les poches d'air. Notre pralin en seau de 750 g se dilue en deux minutes.

  4. Creuser large, pas profond. Un trou de 50 à 60 cm de côté, le fond décompacté à la fourche-bêche sans retourner les couches. Mélangez la terre extraite à du compost ou à un engrais organique ; jamais de fumier frais au contact des racines.

  5. Nourrir le fond. Une poignée de paillettes de corne libère l'azote lentement sur toute la première saison.

  6. Positionner le point de greffe. C'est le point critique : le renflement à la base du tronc doit rester à 5 à 10 cm au-dessus du sol. Enterré, il pourrit ou s'affranchit, et l'arbre perd les qualités de sa variété. Posez un manche de bêche en travers du trou pour vérifier le niveau.

  7. Tuteurer avant de reboucher. Plantez le tuteur du côté des vents dominants, à 10 cm du tronc, avant de remettre la terre — sinon vous transpercez les racines. Attachez en huit, sans serrer.

  8. Reboucher, tasser, arroser. Remettez la terre par couches, tassez au pied, formez une cuvette et arrosez copieusement — 10 à 15 litres — même s'il pleut : c'est l'eau qui chasse les dernières poches d'air.

  9. Pailler. 10 cm de paillage du sol sur un cercle de 80 cm, en dégageant le pied du tronc sur 5 cm pour éviter la pourriture du collet.


Nos 10 variétés et leur pollinisation
























































VariétéRécoltePollinisation
Calville Blanc Octobre Pollinisateur nécessaire · variété triploïde : son pollen ne féconde pas
Grand-Mère Septembre-octobre, se conserve tout l'hiver Pollinisateur nécessaire
Reinette d'Armorique Tardive (automne), garde jusqu'au printemps Pollinisateur nécessaire
Transparente de Croncels Août-septembre (échelonnée) Pollinisateur nécessaire
Bénédictin Octobre Pollinisateur nécessaire
Reine des Reinettes Septembre-octobre Partiellement autofertile
Drap d'Or Octobre-novembre Pollinisateur nécessaire
Melrose Octobre-novembre Pollinisateur nécessaire
Court Pendu Gris Octobre-novembre Partiellement autofertile
Cox Orange Fin septembre à début octobre Pollinisateur nécessaire

Toutes nos variétés sont dans le rayon pommier à racines nues. Aucune n'est pleinement autofertile : prévoyez deux sujets à floraison simultanée, à moins de 50 mètres. Le Calville Blanc, triploïde, ne pollinise pas ses voisins : avec lui, prévoyez deux autres pommiers qui se pollinisent entre eux, par exemple la Reine des Reinettes et la Melrose. Le Calville Blanc, triploïde, ne pollinise pas ses voisins : avec lui, prévoyez deux autres pommiers qui se pollinisent entre eux, par exemple la Reine des Reinettes et la Melrose. Le Calville Blanc, triploïde, ne pollinise pas ses voisins : avec lui, prévoyez deux autres pommiers qui se pollinisent entre eux, par exemple la Reine des Reinettes et la Melrose.


Favoriser la pollinisation


Une fleur non visitée ne donne pas de fruit. Sur un jeune verger, c'est souvent ce qui manque avant l'engrais ou l'eau.



  • Semez des fleurs mellifères au pied ou en bordure : nos jachères fleuries attirent abeilles, syrphes et bourdons pendant toute la floraison.

  • Ne traitez jamais pendant la floraison, même en bio, même le soir. C'est la règle numéro un.

  • Installez des abris : nos insectes auxiliaires et nos oiseaux auxiliaires logent les pollinisateurs et les prédateurs des ravageurs.

  • Laissez une zone non tondue à proximité. Une bande d'herbe haute vaut mieux qu'un gazon parfait.


La taille


La taille du pommier se fait en hiver, hors gel, de décembre à février, quand l'arbre est en repos et sa charpente bien visible.



  1. Année 1 — la taille de formation. Rabattez le scion à 80 cm ou 1 m du sol juste après la plantation, au-dessus d'un bourgeon. C'est ce qui déclenche la ramification et détermine la hauteur du tronc. Sans ce geste, l'arbre monte tout droit et ne se ramifie qu'en hauteur.

  2. Années 2 et 3 — la charpente. Gardez 3 à 5 branches bien réparties autour du tronc, en évitant celles qui partent à moins de 45° (elles cassent sous la charge). Supprimez le reste.

  3. Ensuite — l'entretien. Une taille légère chaque hiver suffit : bois mort, branches qui se croisent, gourmands verticaux. Le pommier fructifie sur des rameaux courts et trapus appelés lambourdes, qui portent les boutons à fleurs : ne les coupez jamais.


Les outils : Un sécateur bien affûté pour le petit bois, une scie arboricole au-delà de 3 cm de diamètre. Sur les grosses coupes, un mastic de cicatrisation limite l'entrée des champignons.


Trois règles qui valent pour toutes les coupes : travaillez par temps sec, jamais sur un bois gelé ; désinfectez la lame en passant d'un arbre à l'autre ; et coupez juste au-dessus d'un bourgeon tourné vers l'extérieur, en biais, sans laisser de chicot.


L'éclaircissage des fruits, en juin


C'est le geste que presque personne ne fait, et celui qui change le plus le résultat. En juin, après la chute naturelle des jeunes fruits, supprimez un fruit sur deux sur les rameaux les plus chargés, en gardant le plus beau de chaque bouquet.



  • Des fruits plus gros et plus sucrés : l'arbre concentre ses réserves sur ce qui reste.

  • Moins de branches cassées : un rameau surchargé se fend, et la plaie ne cicatrise jamais bien.

  • Pas d'alternance : un arbre épuisé par une surcharge fait l'impasse l'année suivante. L'éclaircissage régularise les récoltes d'une année sur l'autre.


Les soins de la première année



  • Supprimer les fleurs de la première année. Si l'arbre fleurit dès le premier printemps, ôtez les fleurs : il concentrera tout sur ses racines. Un an de perdu en apparence, deux ans de gagnés ensuite.

  • Garder le pied propre. L'herbe au pied d'un jeune arbre lui prend l'eau et l'azote. Maintenez un cercle nu ou paillé de 80 cm pendant trois ans : c'est ce qui fait le plus de différence sur la vitesse de départ.

  • Surveiller le lien du tuteur. Il ne doit jamais entrer dans l'écorce. Vérifiez-le deux fois par an et desserrez au besoin. Retirez le tuteur au bout de 2 à 3 ans : un arbre qui bouge un peu fait du bois plus solide.


Arroser juste


La première année est la seule où l'arrosage est vraiment décisif. Ensuite, un arbre à racines nues bien planté se débrouille presque seul — c'est tout son avantage sur un sujet élevé en pot.



  • Année 1 : 10 à 15 litres tous les 10 à 15 jours d'avril à septembre. Copieux et espacé, jamais un petit peu tous les jours : des arrosages superficiels font remonter les racines en surface, où elles souffrent au premier coup de chaud.

  • Années 2 et 3 : uniquement en cas de sécheresse marquée, à la même dose.

  • Ensuite : plus rien, sauf canicule prolongée sur sol très drainant.

  • Le bon réflexe : arrosez dans la cuvette formée à la plantation, tôt le matin ou le soir. Un matériel d'arrosage ou un goutte-à-goutte évite le gaspillage — voyez le rayon irrigation, arrosage et pulvérisation.


Fertiliser au fil des ans



  • À la plantation : compost bien décomposé mélangé à la terre, et une poignée de paillettes de corne au fond. Jamais de fumier frais au contact des racines : il les brûle.

  • Chaque fin d'hiver, à partir de la 2e année : griffez superficiellement un engrais organique au pied, sur la zone du paillage, puis remettez le paillage par-dessus.

  • Notre engrais spécial arbres fruitiers est formulé pour cet apport annuel.

  • Au printemps, en cas de démarrage poussif : un purin d'ortie dilué en arrosage relance la végétation sans excès.

  • Le piège à éviter : trop d'azote fait de la feuille et du bois, pas des fruits — et rend l'arbre plus sensible aux pucerons et aux maladies. En verger, moins vaut mieux que trop.


Le pied de l'arbre : paillage et couvre-sol


Ce qui pousse au pied de l'arbre décide de sa vigueur les trois premières années.



  • Le paillage d'abord. 10 cm de matière organique sur 80 cm de diamètre : il garde l'humidité, nourrit le sol en se décomposant, et supprime la concurrence de l'herbe. Notre rayon paillage du sol propose plusieurs matières.

  • Un engrais vert entre les rangs. Semé à l'automne, il structure le sol, capte l'azote et évite le tassement. Voyez nos graines d'engrais verts — la phacélie et le trèfle sont les plus indiqués en verger.

  • Une bande fleurie en bordure. Nos jachères fleuries attirent les pollinisateurs au printemps et les auxiliaires tout l'été.

  • Le bon réflexe : garder le pied du tronc dégagé du gazon et ne travailler le sol qu'en surface — les racines nourricières sont dans les 30 premiers centimètres.


Protéger votre pommier en hiver



  • Le gibier. Chevreuils et lapins aiment grignoter l'écorce des jeunes troncs de novembre à mars : un grillage de protection ou une protection de tronc les garde intacts pour quelques euros.

  • Le froid sur les racines. Un paillage épais suffit les deux premières années. Le voile de forçage est réservé aux sujets les plus fragiles.

  • Le traitement d'automne. Une application de bouillie bordelaise à la chute des feuilles assainit l'arbre pour l'année suivante. C'est le rendez-vous le plus rentable de l'année, et il ne prend que dix minutes.

  • Le ramassage. Feuilles mortes et fruits momifiés portent les champignons jusqu'au printemps. Les ramasser en novembre est le geste préventif le plus efficace du verger, et il est gratuit.


Maladies et ravageurs : que faire en bio



  • La tavelure. Des taches brunes liégeuses sur les feuilles et les fruits, favorisées par un printemps humide. Traitez préventivement à la bouillie bordelaise à la chute des feuilles, et ramassez les feuilles tombées : c'est là que le champignon passe l'hiver. Le Court Pendu Gris et la Reinette d'Armorique y sont peu sensibles.

  • Le carpocapse (ver de la pomme). Un papillon pond sur le jeune fruit ; la chenille creuse jusqu'au trognon. Posez des pièges à phéromone en mai, et ramassez systématiquement les fruits véreux tombés au sol pour casser le cycle.

  • Le puceron cendré. Il enroule les jeunes feuilles au printemps. Un purin d'ortie dilué renforce l'arbre, et les coccinelles font le reste si vous ne traitez pas à l'aveugle. Favorisez-les avec des abris à auxiliaires du jardin.


Le principe général : on prévient plus qu'on ne soigne. Un arbre bien planté, bien nourri et bien aéré tombe rarement malade. En renfort, la prêle séchée en décoction renforce l'épiderme des feuilles et le purin d'ortie stimule la végétation.


Que faire si… — le diagnostic express



  • L'arbre ne démarre pas au printemps. Grattez l'écorce avec l'ongle : vert dessous, il est vivant et prend son temps — certains scions débourrent en mai. Brun et sec, la reprise ne s'est pas faite : le plus souvent des racines desséchées avant plantation, une poche d'air, ou un sol gorgé d'eau.

  • Les feuilles jaunissent avec des nervures vertes. C'est une chlorose, presque toujours liée à un sol trop calcaire qui bloque le fer. Paillez, apportez du compost, et évitez d'arroser à l'eau calcaire.

  • L'arbre pousse mais ne fait pas de fruits. Trois causes, dans cet ordre : il est encore trop jeune ; il manque un pollinisateur ; ou il reçoit trop d'azote et fait du bois. La quatrième, moins fréquente : la floraison a gelé.

  • Les jeunes fruits tombent en juin. C'est la chute physiologique, normale : l'arbre régule sa charge. Elle ne doit pas inquiéter — c'est même le moment d'éclaircir ce qui reste.

  • Des rejets sortent au pied. Ce sont des drageons du porte-greffe : ils ne donneront jamais la même variété et épuisent l'arbre. Coupez-les à ras, au point d'attache, en dégageant un peu la terre.

  • L'écorce est fendue au bas du tronc. Souvent un coup de tondeuse ou de débroussailleuse. Nettoyez la plaie et appliquez du mastic de cicatrisation. Le paillage évite d'avoir à passer la machine au ras du tronc.


Récolte et conservation


Une pomme est mûre quand elle se détache en la soulevant à l'horizontale, sans tirer. Les variétés d'été (Transparente de Croncels) se consomment dans les semaines qui suivent. Les variétés de garde — Grand-Mère, Reinette d'Armorique, Court Pendu Gris, Drap d'Or — se conservent en cave fraîche (6 à 10 °C), sur des clayettes, sans que les fruits se touchent. Vérifiez-les tous les quinze jours et retirez ceux qui marquent.


Transformer la récolte


Un fruitier adulte produit toujours plus que ce qu'on peut manger frais. Quelques pistes pour ne rien perdre :



  • La congélation — la plus simple. Étalez les fruits à plat sur un plateau avant de les mettre en sac : ils restent séparés et se prélèvent à la poignée.

  • Confitures et gelées — le classique, et le meilleur usage des fruits légèrement abîmés.

  • Le séchage — au déshydrateur ou au four à basse température. Peu connu et pourtant excellent sur la plupart des fruits.

  • Jus et sirops — pour les grosses récoltes.

  • Nos rayons librairie cuisine et librairie jardinage regorgent d'ouvrages sur la conservation et la transformation des fruits.


Le calendrier de votre pommier, mois par mois










































PériodeCe qu'il y a à faire
Novembre – mars Planter, hors gel. C'est la seule fenêtre pour les racines nues.
Novembre Ramasser feuilles mortes et fruits momifiés. Traiter à la bouillie bordelaise à la chute des feuilles. Poser la protection contre le gibier.
Décembre à février Tailler. Formation les trois premières années, puis entretien.
Fin d'hiver Griffer un engrais organique au pied, puis remettre le paillage.
Avril – mai Floraison : on laisse faire les abeilles, sans aucun traitement.
Avril – septembre Arroser 10 à 15 litres tous les 10 à 15 jours la première année. Garder le pied propre.
Juin Chute naturelle des jeunes fruits. Éclaircir : un fruit sur deux sur les rameaux chargés.
Août à novembre selon la variété Récolter. Voir la section récolte pour le bon stade.
Automne Semer un engrais vert entre les rangs, renouveler le paillage, ramasser sous l'arbre.

Les cinq erreurs à éviter



  1. Enterrer le point de greffe. C'est le point le plus important : au-dessus du sol, il garde à l'arbre toutes les qualités de son porte-greffe. Le renflement reste à 5-10 cm au-dessus du sol, toujours.

  2. Laisser les racines à l'air. Une demi-heure au vent ou au soleil suffit à compromettre la reprise. Elles restent emballées ou en jauge jusqu'à la seconde où on les met en terre.

  3. Tailler à la mauvaise saison. Pour cette espèce : décembre à février.

  4. Laisser l'herbe au pied. Un gazon jusqu'au tronc, c'est un arbre qui perd deux ans de croissance. Paillez sur 80 cm.

  5. Trop nourrir. Du fumier frais, ou un excès d'azote, donnent de belles feuilles, aucun fruit et des pucerons. Le compost et la corne suffisent largement.


Questions fréquentes


Faut-il vraiment deux pommiers ?


Oui, dans la quasi-totalité des cas : le pommier est majoritairement non autofertile. Il lui faut un second pommier fleurissant en même temps à moins de 50 mètres — celui d'un voisin, ou même un pommier d'ornement, suffit. Seuls la Reine des Reinettes et le Court Pendu Gris sont partiellement autofertiles.


Quand mon pommier va-t-il produire ?


Comptez 3 à 5 ans pour un scion de 2 ans greffé sur M106. La première année, l'arbre construit ses racines : s'il fleurit, supprimez les fleurs pour qu'il concentre son énergie sur son enracinement. C'est un an de gagné sur les suivantes.


Puis-je le planter en palmette contre un mur ?


Oui, et c'est même une excellente idée au nord de la Loire : le mur restitue la chaleur et avance la maturité. Un scion de 2 ans est le format idéal pour cela, puisqu'il n'est pas encore formé. Prévoyez un palissage de fils tendus et une taille d'été en plus de celle d'hiver.


Pour aller plus loin


Le guide complet de la plantation à racines nues, toutes espèces confondues, se trouve dans notre article Cultiver les arbres fruitiers à racines nues. L'ensemble de la gamme est dans le rayon arbres et arbustes fruitiers à racines nues, et le matériel dans matériels et accessoires pour arbres fruitiers.


À planter en même temps, dans le même colis : poiriers, cerisiers, pruniers, abricotiers. Pas de place pour un verger ? Nos fruitiers colonnaires produisent sur un mètre d'emprise. Pour planter hors saison des racines nues, nos arbustes fruitiers en pot prennent le relais. Et pour compléter la haie gourmande, nos plants de fraisiers et nos rosiers à racines nues se plantent exactement à la même période.

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